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| Another brick in the Wall (Pink Floyd) |
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| We don't need no education / We don't need no thought control / No dark sarcasm in the classroom / Teacher leave them kids alone ! / Hey teacher, leave them kids alone ! // All in all it's just another brick in the wall / All in all you're just another brick in the wall.
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| Voici les profondeurs des mots, des insomnies. Ces petits morceaux de nuits... Parfois incompréhensibles. Ces étoffes de tristesse et ces fragments de sourires... |
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20-09-2006 |
Société, emprisonnement, conformisme et anti-conformisme. |
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J’entends souvent dire que l’Homme est un poids pour la société, qu’il l’empêche d’avancer, de se développer. Que l’Homme est un frein au progrès, même si c’est lui qui le génère. J’entends souvent dire que l’Homme est rebelle, qu’il veut toujours l’anti-conformisme lorsqu’il est jeune. Qu’il veut toujours se détacher de cette société - mais pourquoi, elle n’est pas si oppressante ? Je pense exactement le contraire de cela. Ce n’est pas l’individu qui est un poids pour la collectivité, mais bel et bien la collectivité qui est un poids pour le développement de l’individu. Ce que l’on veut, c’est la Liberté. Mais, au nom du respect de la société, on a enfermé l’individu dans une prison qu’on appelle la collectivité. Alors, il y a deux sortes d’individus. Ceux qui se fondent dans la masse, qui, volontairement ou non, sont des purs produits de la société occidentale actuelle, qui est la marque. Et puis le modèle, c’est le milieu dans lequel ils ont été élevés. Cités, beaufs, « normaux », petits bourgeois, fils et fille de PDG ou autres, haute aristocratie politique, jet set,… Alors voilà. L’individu doit suivre un moule. On lui dit « toi, tu feras un BEP et tu vas galérer toute ta vie à gagner le SMIC. Toi, tu finiras profs, et tu vas galérer aussi, de dépression en dépression. Toi, t’as de la chance, t’es né dans le seizième à Paris, oh oui, quelle chance, tu vas vivre sur la fortune de Papa, te droguer un peu entre quinze et vingt-cinq ans, mais rien de grave, juste de la coke et des ecstas, et puis du cul, non, rien de grave. Etre catalogués. Intégrés de force dans cette société. Quand ça rentre pas on tasse un peu. Et voilà. C’est les individus qui regardent la Star ac’ parce qu’ils chantent pas si mal quand même (entre nous, est-ce qu’on appelle ça chanter ? Ce sont des merdes, il faut bien le dire, et puis la qualité de chant n’a rien à voir : que seraient Aubert et Renaud s’ils avaient fait la Star ac’ ? Rien). Les individus… Non. Ils ne sont pas individus. Ils ne sont qu’entité d’une masse. C’est tout. Et dans cette catégorie, il y a deux sous-catégories. Il y a celles et ceux qui sont dans cette spirale depuis des années, qui n’y sont même pas rentrés : on les y a mis. Qui s’habillent en Nike parce que ça fait sportif, en Jean’s Diesel et en T-shirt Von Dutch parce que ça plait soi-disant aux filles, qui mettent des Air Max… (Entre nous, je n’ai pas connu un seul modèle de baskets, chaussures ou quoi que ce soit, qui puait autant des pieds que les Air Max), et puis qui écoutent du R n’ B, et des conneries, qui sont fans du Duo entre Calogero et Passi, Face à la mer, et quand on leur parle du Imagine de Lennon, ou du Another brick in the Wall des Pink Floyd, ils croient que c’est de la musique classique qui remonte à l’avant Monteverdi, version Etats-Unis. Laissez-moi rire. Absence totale de culture. Ou alors beaucoup de culture, mais bon, simplement bosser comme un taré pour les cours et c’est tout, réflexions erronées, goûts politiques de droite (ce que j’appelle « de droite » est tout ce qui fait obstacle aux Libertés individuelles, et qui ne respecte pas la formule « La Liberté de chacun s’arrête là ou commence celle des autres », c'est-à-dire une sacrément grande partie du paysage politique français). Inintérêt total. Rien à foutre. Et puis ceux qui sont entrés volontairement dans ce conformisme, parce qu’ils pensaient que c’était mieux pour eux. Parce qu’ils savaient qu’ils seraient heureux dans cette société. Il faut bien comprendre que je ne critique pas le conformisme à la société. Je critique le fait d’entrer dans ce conformisme par défaut, sans l’avoir véritablement choisi. Choisir en toute connaissance de cause de vivre dans cette société, dans cette prison, est tout à fait sain, et même, à la limite, louable. Même si personnellement, j’aurais toujours un peu de mal à comprendre cela. J’essaye pourtant. J’ai mal au ventre, putain… J’ai mal au ventre de voir tout ça. Le soleil me pique les yeux. Et puis il y a la seconde sorte d’individus. Les anti-conformistes. (Me considérant moi-même comme un anti-conformiste, tout ce que je vais dire maintenant pourrait vous paraître infiniment prétentieux, ce qui n’est absolument pas le cas, et bien sûr involontaire). Etre anti-conformiste, c’est refuser les barrières qu’on nous impose. L’anti-conformisme ne peut pas s’expliquer sans la notion de Liberté. Liberté de se déplacer sans être toujours emmerdé, Liberté de vivre seul sans à avoir à rendre des comptes à qui que ce soit, Liberté de ne pas être jugé - que ce soit à propos de ses actes ou de ses paroles - par autrui, amis, parents, connaissances, famille, etc. , Liberté de coucher avec qui on veut, Liberté de choisir la morale que l’on veut, Liberté de ne pas avoir de morale, parce que par définition, la morale est quelque chose qui n’existe pas, tant que cela ne nuit pas à autrui, Liberté aussi de penser (ça me fait penser à l’horrible et - malgré tout - ultra conformiste chanson de Florent Pagny, et j’en suis désolé, la ressemblance est purement fortuite) oui, donc, Liberté de penser ce que l’on veut, Liberté de se dire que seule compte la Liberté, Liberté de se détruire à coup de drogue, d’automutilation, si l’on en a envie, Liberté de se laisser crever, Liberté d’être dégoûté par le monde qui nous entoure, Liberté de souffrir, parce que l’anti-conformisme isole, il isole de tout : des collègues de travail, des camarades de classe, de nos parents, des camarades de promo à la fac, de notre entourage. Oui, l’anti-conformisme isole. Et c’est la raison pour laquelle, choisir de ne pas ressembler aux autres, choisir d’être différent est la base de la souffrance pour l’être humain. C’est une des raisons principales pour laquelle au début de l’adolescence, les gosses ne veulent qu’une chose : ressembler aux autres. Alors ils emmerdent leurs parents pour qu’ils leurs achètent les mêmes baskets que machin, ou le même gilet que machine. Et puis certains deviennent des conformistes, et, sans rendre compte, deviennent des adultes en gardant cette mentalité de ressemblance, volontairement ou non ; je recommence pas ce que j’ai dit tout à l’heure. Et puis il y a ceux qui s’en détachent au contraire. Qui n’ont qu’une seule et unique envie : ne pas ressembler aux autres. Etre différent, parce qu’il est évidemment hors de question d’être complice de tout cela, de toute cette merde. Mais c’est aussi une manière de se protéger, de s’innocenter : non, je suis différent, je suis pas responsable de cela, je peux me permettre de critiquer, moi, quitte à passer pour quelqu’un d’hautin, d’égocentrique ou de moralisateur, quitte à être détesté. Il y a une phrase que je vois un peu partout sur des blog soi-disant gothiques (en général tenus par des filles de quinze ans qui croient qu’être gothique, c’est dire que le monde est moche, se maquiller les yeux en noirs, mettre un collier à pics et un bracelet de force, avec des poster de Korn dans la chambre, mais qui ont pour chanson préférée Mistrals Gagnants de Renaud), une phrase qui dit « Je préfère être détesté(e) pour ce que je suis, qu’aimé(e) pour ce que je ne suis pas ». Cette phrase est pourtant profondément vraie. Qu’est-ce que j’aimerai être détesté par tous ces gens pour ce que je suis ! Des fois, on dit « Oh, il est sympa, il est marrant ». Je m’en fous. J’ai pas envie d’être marrant. Ou alors « Il dit pas grand-chose, il est timide ». Non pas timide. Dégoûté, peut-être. Mais bon… Trop d’amour-propre pour être aussi méprisant. L’outrecuidance, c’est l’assurance que les autres nous prennent pour rien. Et si je suis détesté, je veux l’être parce que je suis quelque chose. Il n’y a rien de pire qu’être détesté à cause du vide que l’on a en nous. Alors, ce n’est pas l’apologie de l’anti-conformisme que je veux faire. Simplement l’apologie du choix. Il faut avoir fait un choix. L’absence de choix, c’est l’inexistence sans même s’en rendre compte. Sans même se rendre compte que l’on est rien qu’un grain de sable. L’anticonformisme c’est pareil. Sauf qu’on a la fierté que notre grain de sable soit d’une autre couleur. Un peu plus blanc ou un peu plus sombre. Un peu plus innocent, peut-être. Un peu plus réfléchi, un peu plus pure. Avec une belle âme. Mais même si je suis fier de cet anti-conformisme, même si je le revendique, il faut savoir que c’est une souffrance quotidienne. Il faut revendiquer cette différence, en être fier, mais quelle souffrance ! En plus de l’incompréhension des autres, il y a l’incompréhension du monde envers nous-même, l’incompréhension de nous-même envers le monde (« pourquoi vendre toujours quand y a tant à donner / T’as beau m’expliquer que ça fait parti d’un système / Il me faut bien des pilules pour l’avaler ») la violence et les claques que l’on prend dans la gueule par les autres, geôlier de cette prison qu’on appelle la vie, qu’on appelle la société. J’ai toujours en tête ce vers de Renaud, dans Son bleu : « Merde aux Hommes, et merde à Dieu »… Fier d’être différent, et pour rien au monde, s’éloigner de cette souffrance, parce que c’est ce qui fait que l’on est nous, que je suis moi. Arrêter de souffrir consisterait à mourir. Ou à être encore plus malheureux. Lorsqu’on est anti-conformiste, jamais on ne pourra se satisfaire de vivre « comme les autres ». Non, c’est un état, en fait, l’anti-conformiste, pas un choix. A la différence du conformisme. Lisez Le frangin d’Amérique, de Louis Bériot, un roman publié aux éditions Michalon, vous ne le regretterez pas, et un document du même auteur sur la société française, le bazar de la solidarité, publié chez J.C. Lattès. Il est impossible de se développer, de vivre heureux, lorsqu’on est enfermé dans des règles comme « commencer le travail à huit heures ». Regarder Navarro ou Julie Lescaut le jeudi soir, La Crim’ le vendredi, et Justice de femmes le lundi, parce que la copine veut les voir, et puis mal la baiser après, et dormir tôt parce qu’il faut se lever le lendemain, «Je dois rentrer », mais merde, où est-ce que tout le monde doit rentrer quand il dit qu’il doit rentrer ?, « J’ai cours à neuf heures », et alors ? « T’as pas de la monnaie ? ». « T’as eu ton permis ? ». « Le temps sera nuageux sur la majeure partie de la France… ». « Les nominés sont… ». « Liquidation Totale, 50% sur tout le magasin ». « Ah, toi aussi t’as acheté des Converse ». « Buuuuuuuuuuuuuuut ! ». « La bourse de paris clôture en baisse avec… ». « Quel temps pourri ! Ils annoncent pareil pour demain »… Tout ça m’énerve. Quelle bassesse ! Mais comme on vit ici, on n’a pas le choix, on est obligé de se dire que c’est bien que Machin ait eu son permis, d’être content quand Henry marque contre le Brésil, de demander à sa copine si elle a du liquide pour payer le pain parce que la connaissant, la boulangère va faire la gueule si je me ramène avec un billet de cinquante euros, dire qu’on doit rentrer parce que… pour rien d’ailleurs. Mais ne soyez pas ce que la télé, les médias, les autres vous demandent d’être, soyez vous-même. Ne cherchez pas à plaire. Balzac disait « On ne peut devenir que ce qu’on est ». Oui. Pas devenir ce que la société nous demande d’être. Si ce qu’on est est différent du monde, alors tant pis. Ou tant mieux. 
20-09-2006, 01:23:55 Nuits et insomnies... Nuits, ou insomnies ?
Commentaires (3)
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19-09-2006 |
Un idéal ? Plutôt crever... |
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Ca va être puéril. Naïf. Mais tant pis. J’en n’ai rien à foutre, que ça paraisse naïf. Parce que c’est sincère. Et puis il y a deux sortes de naïveté. La première est celle de ceux qui pensent que tout le monde est gentil, que la vie est super belle, en clair, que nous sommes le centre du monde et que tout va bien ; qui croient en Dieu. Qui croient que rien n’existe à part nous. Mais les SDF qui dorment dans les rues, l’hiver, par moins dix degrés, et qui crèvent de froid, qui gèlent, ils existent. Les Hommes politiques qui mentent pour faire passer leurs pseudo idées dans le simple but d’être élus pour ramasser quelques paquets de pognon, ou par simple ambition, ou besoin de reconnaissance, ils existent. Les gosses qui crèvent de faim, en Afrique ou ailleurs, et qu’on retrouve morts, pas loin des villages vides, morts eux aussi, à pourrir à côté d’une vache ou d’un buffle amaigri, dont la carcasse pourrie au soleil, bouffée par les vautour, ils ont existés, lorsqu’ils étaient vivants. Les multimilliardaires, PDG, directeurs de banques, qui écrasent les hommes, qui écrasent le monde, qui écrasent l’humanité, qui tuent, par le simple appât du gain, le désir de billets verts, ils existent. Les mecs qui crèvent en agonisant, dans le fin fond de la Chine, au Tibet, ou en Russie, ou en Indonésie, ou en Birmanie, à se faire enlever les ongles, couper des doigts ou des mains, castrer, mutiler, parce qu’ils ont dit qu’ils étaient pas trop d’accord avec le régime politique, ils existent. Les petites putes de 8 ans, en Thaïlande, elles existent. Les gosses qui cousent les ballons de foot et les casquettes Nike, ils existent. Les connards qui tuent les ados en leur refilant de la coke, coupée à la merde, ou de la coke tout court, ou des ecstas, ils existent. Les femmes à qui on coupe le clito parce que c’est marqué dans le Coran, elles existent, tout comme les africains qui crèvent du SIDA parce que le Pape a dit que la capote c'était interdit, le Pape qui devient alors un criminel ; est-ce que des gens comme Bush, Benoit XVI, le "président de la Chine", seront un jour jugés pour crimes contre l'humanité ? Les gamins et les hommes qui traînent dans les rues, morts, dans les rues de Bagdad ou de Beyrouth, dans toutes les rues de toutes les villes en guerre du monde à travers l’Histoire, la gueule arrachée, le ventre crevé, ils existent. Ces soldats qu’on envoi en Irak se faire sauter sur des bombes, ils existent, ou ces kamikazes droguées aux idées extrémistes qu’on envoi se faire exploser dans des tours, ils étaient bien vivants, eux aussi. Et ces femmes enceintes qu’on lapide à mort parce qu’elles sont pas mariées, elles existent aussi. Ces gamines qu’on viole, ces enfants qui travaillent, ces noirs ou ces arabes qu’on insulte, ces juifs qu’on gaze, ces livres qu’on brûle, ces tueurs qu’on tue, ces journalistes qu’on égorge…* Je m’arrête, sinon, j’en fais cent pages. 
Parce que la région la plus reculée des enfers s’appelle le Tartare, c’est là que nous vivons. Parce toute cette vie est un grand mensonge, parce pendant qu’on nous balance des pubs en se demandant si on va être assez cons pour acheter le dernier Nokia, les tout nouveaux Tampax, la dernière BM ou les yaourts à hélices, le monde crève. De faim, de froid, de peur, d’existence. Bientôt, nous ne serons plus qu’une poubelle. Le monde est le sac. On est en train de le remplir. Et il a jamais été aussi près de déborder, ce putain de sac. Des gens comme les politiques essaient de le fermer, pour que ça sente un peut moins fort, mais ils savent pas faire les nœuds… 
Alors croire que la vie est belle, c’est égoïste. Et puis il y a la naïveté de ceux qui disent que la guerre c’est pas bien parce que ça tue des enfants ; qui disent que le but c’est le bonheur, mais pourquoi les gens sont pas tous heureux ? mais pourquoi les gens ne s’aiment pas ? Moi, je suis plutôt de cette naïveté-là. La naïveté rebelle. Enfin, j’étais. Parce que j’ai passé l’âge d’être naïf, et encore plus d’être rebelle. Les super héros n’existent pas. Ce qui existe, c’est la mort. Et c’est tout. Mais bon, tu vois, on s'amuse pas à philosopher ou quoi que ce soit, là : on constate. Et le diagnostic ne donne qu'une envie : dégueuler. Ou une autre envie, aussi, peut-être : crever. Si seulement on en avait le courage... Et encore, je parle du monde. Je ne parle pas de l’absence de futur au niveau personnel… Je sais que c’est pessimiste, mais quand on y réfléchi, on se rend bien compte qu’être optimiste, c’est nier ces choses-là. Moi, tant que tout cela existera, je ne serais pas heureux. Ca peut paraître nul, puéril, mais c’est comme ça. Et quand je vois le monde dans lequel nous vivons, je n’ai aucune envie d’être heureux. Une fois, une amie m’a demandé si j’avais envie de vivre. - Vivre ? Plutôt crever…
* Avertissement : il est bien évident que je ne considère pas les autodafés comme quelque chose d’aussi grave que les viols de gamines ou que la shoah. Si je mets ces éléments côte à côte, ce n’est en aucun cas pour faire un parallèle, ou les associer, ou les comparer, mais simplement pour dire. Il est bien évident que la persécution du peuple juif entre 1939 et 1945 est la plus grande atrocité que le monde ait connu de toute son histoire. (Voir Bonjour Tristesse…, à l’adresse suivante : http://motsrouges.skynetblogs.be dans l’article intitulé « Mémoire… »
19-09-2006, 01:01:25 Nuits et insomnies... Nuits, ou insomnies ?
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| L'existence est vaine... |
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La vie est sale. La vie n'est pas une fille facile. Il faut savoir l'amadouer, ne pas être trop brusque, ni trop timide. Il faut savoir ne pas marcher sur ses plates bandes. L'idéal étant de construire un bonheur à deux. Si on est moins fort que la vie, on est triste, vraiment malheureux. Si on est plus fort qu'elle, on se trompe : on n'est jamais plus forts que la vie. Puisque la vie est un enfer, si je meurs, c'est pour gagner. Je ne veux pas mourir pour perdre ; ça serait trop facile !
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